Projet Montréal présentera le 20 juin, lors du Conseil municipal, une motion pour que la Ville mette sur pied un Observatoire sur le bruit. Cet organisme aurait le mandat « de mieux évaluer le niveau de bruit en milieu urbain et de proposer des politiques adaptées à cette réalité ».
La motion est présentée par Sylvain Ouellet, conseiller de François-Perreault, et soutenue par Émilie Thuillier, conseillère d’Ahuntsic, qui représentent deux districts municipaux dont les citoyens sont grandement affectés par la pollution sonore générée par le passage des aéronefs au-dessus de Montréal.
Les Pollués de Montréal-Trudeau en appellent à tous les partis municipaux de partager cette vision – donc de travailler sans partisannerie – et de doter la métropole d’un tel organisme qui pourrait réaliser la cartographie sonore de l’île. Déjà, en 2013, dans son mémoire présenté à l’Office de consultation publique de Montréal en vue de l’adoption du Plan de développement de Montréal, le comité de citoyens avait plaidé pour la réalisation d’une cartographie sonore de Montréal, un travail de base que réaliserait l’Observatoire du bruit avant de proposer des solutions.
Voir la motion qui sera proposée : http://projetmontreal.org/democratie/motion-pour-la-creation-dun-observatoire-sur-le-bruit/

2 commentaires sur « Motion au conseil municipal de Montréal pour la création d’un Observatoire du bruit »

  1. WOW!
    Quelle différence! Puisqu’il y a toujours un aspect positif à quelque chose, la Covid-19 a le GROS avantage de nous donner un repos sonore des plus bénéfiques et ré énergisant! Quel repos mental de ne plus avoir le trafic aérien constant et à des niveaux sonores extrême au dessus de ma tête! Enfin, on peut souper dans la cour. Enfin, on peut se reposer dans la cour et dialoguer sans faire une pause à tous les 3-7min pour reprendre la conversation après l’avion passée. Enfin, plus besoin de fermer les fenêtres pour écouter la tv. Enfin, plus besoin de fermer les portes-patio pour parler au téléphone. Enfin, on entends les oiseaux dans la cour. Enfin un retour à la maison et un travail à la maison sans stress sonore. Enfin, aucune perturbation de sommeil.
    Merveilleux ce calme. Comment faire pour le maintenir après la covid-19?
    quartier St-Michel
    8966-8968 Iberville. Montréal

  2. Bonjour

    En continuum avec mon précédent message (3 juin 2020 à 13 h 35), concernant les suggestions pour la motion au conseil, nous désirons proposer que des capteurs soient mis dans notre zone résidentielle pour que des analyses comparées soient effectuées afin de mesurer le niveau sonore vs l’altitude et le type d’avion vs les zones où l’altitude et les avions sont comparables. Les bruits des avions sont tellement extrêmes que nous émettons l’hypothèse qu’il y ait un effet « d’écho » possiblement lié à la géographie de notre zone (vaste étendu du parc, sans obstruction, au-dessous des lignes de vols et habitations en aval de petites buttes dans la périphérie EST de la zone centrale du parc directement situées sous les trajectoires des vols).

    Parallèlement, nous notons depuis quelques années, un trafic aérien plus dense (particulièrement entre +-16h-20h où il est fréquent qu’il y ait un avion aux 3-10 minutes), ce qui cause une perturbation sonore incessante. Nous avons aussi noté que les aéronefs sont plus gros et conséquemment le niveau des décibels est démesuré (une conversation ne peut être tenue, le sommeil est perturbé). Au surplus, certains avions volent tellement bas qu’on se demande si la piste d’atterrissage est dans le parc Frédéric Bach!

    D’autres parts, le confinement imposé par la Covid-19, nous a permis de constater avec étonnement, l’effet hautement positif qu’engendre la diminution drastique des vols. À cet égard, la quiétude des résidents et de leurs environnements a proportionnellement augmenté, et ce à divers niveaux : qualité du sommeil, augmentation de la présence d’oiseaux, possibilité de profiter de la cour incluant y manger et y converser, possibilité d’ouvrir les fenêtres et portes-patio tout en écoutant la TV ou en dormant, possibilité de poursuivre une conversation téléphonique sur le balcon ainsi qu’à l’intérieur lorsque les fenêtres et les portes-patio sont ouvertes.

    Considérant les causes de ces nuisances sonores aériennes, il appert que les options sont relativement limitées:

    Puisque les aéronefs ne peuvent pas voler plus haut dans leurs préparatifs d’atterrissage ou de décollage.

    Puisque l’idée de diminuer la puissance des moteurs est déjà chose faite, selon un communiqué des responsables de l’aéroport P-É-T. Qui de plus, n’a pas amélioré le niveau sonore et n’a évidemment aucun impact sur la fréquence des vols.

    Puisque l’option de changer les horaires des vols s’avère inadéquate et sous optimale: Soit, les travailleurs de nuit (travailleurs essentiels tels travailleurs de la santé, policiers, pompiers, ambulanciers, etc.) continuent d’être doublement perturbé dans leur sommeil diurne. Alors que toutes les études scientifiques concluent qu’ils ont un sommeil moins récupérateur. Soit, les travailleurs de jour et les élèves ne peuvent retrouver un lieu de quiétude à leur retour à la maison. Soit, les résidents à la maison, ne peuvent profiter avec un minimum de quiétude de leur balcon, de leur cour et de leurs espaces intérieurs qu’ils doivent maintenir clos. Soit, les résidents en télétravail sont constamment perturbés dans leur concentration et, à l’instar des personnes qui demeurent principalement dans leur domicile (ex. personnes à mobilités réduite, personnes âgées etc.) gardent fermer les fenêtres et portes-patio pour limiter les impacts sonores intenses et répétés. Ils sont donc contraints d’utiliser un air conditionné qui augmente à la fois le niveau sonore ambiant et le réchauffement des zones comme la notre déjà identifiée comme un des îlots de chaleur. Ou, de passer leurs journées dans un environnement dont l’aération est déficiente et dangereusement surchauffé lors des canicules. Ou, endurer un niveau sonore des plus perturbateur en échange de quelques vents frais.

    Puisque changer les routes de vols ne relève pas d’une décision subjective, mais est tributaire de l’orientation des vents.

    Puisque limiter le nombre de vols et/ou la taille des avions (conséquemment de la capacité des moteurs) engendre une réalité à la fois économique et sociale qui a un impact sur la métropole et les résidents du Québec.

    Ainsi, il apparaît qu’un choix doit être fait :

    Si le choix est de maintenir, tel quel, le trafic aérien dans la métropole. Les décideurs doivent faire un mea culpa sur leurs prises de décisions basées exclusivement sur des préceptes économiques.

    Si le choix est de maintenir, tel quel, la fréquence des vols (dont l’accroissement est inévitable) et le type aéronefs afin de privilégier l’économie, tout en diminuant les effets négatifs sur les citoyens de la métropole; la relocalisation de l’aéroport dans une région géographique non urbaine est sine qua non à la rencontre des objectifs de l’OMS, de l’INSPQ, de la DSP et du MSSS. Le transport efficace, rapide et 24/7 devient alors central dans les prises de décisions, la planification et le déploiement des projets de mobilité entre la métropole et le nouveau site de l’aéroport.

    Si le choix est d’atteindre les objectifs des instances mentionnées ci-dessus, tout en gardant les services aéroportuaires à Dorval, des actions concrètes qui amène inévitablement un impact économique doivent être mises de l’avant : diminuer la fréquence des vols ET diminuer la taille des aéronefs ET réglementer le type avion (moteur vs décibels) pouvant voler au-dessus de la région métropolitaine.

    Comme le dicton dit si bien ; « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs!

    Isabelle Gagnon inf. B.Sc
    8966-68 Iberville, Montréal

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